mardi 20 novembre 2007

Time, an evolution but nothing...

Petite aiguille qui parcourt le cadran, souffle blafard secouant l’intimité et force invisible.

Indestructible.

Le temps est un allier autant qu’il est parfois un ennemi, dans les deux cas sans compromis.

Meurtrit.

Il est une chance, parfois la seule souffrance, amant de l’instant et garant de la délivrance.

Imprudence.

Il est l’allié de nos instants, le destructeur de notre joie et la pommade de nos âmes.

Femme.

Il est intouchable, verse nos larmes intimes et inscrit au monde notre sourire.

Respire.

Il nous fait naître, sentir, vibrer, aimer, nous arrache la vie et propose la souffrance.

Sentence.

Il est ce que nous en faisons, parfois pourtant insaisissable, parfois alors si clément.

Aimant.

Le temps est une constante, à variable multiple et une si négative enthalpie.

Vie.

Alors Laisse-moi du temps, laisse-moi vivre ton cours,

Que ma courte existence, si peu indestructible ne cache pas un souvenir meurtrit par mes imprudences pour une femme, d’un souffle respire la solitude d’une sentence et laisse moi, aimant et en vie.

20 Nov. 2007

mercredi 14 novembre 2007

Trading Strike !

Il y a une question que nous pouvons légitimement nous poser. Les grèves profitent-elles véritablement aux revendicateurs ? Qu’en pensent les otages de ces actions ? Le gouvernement apporte-t-il véritablement les réponses ? Les français sont-t-ils des assistés ? Moi je pense que cela ne sert à rien de chercher les réponses à ces interrogations. Finalement, il n’y aura jamais de suffisance pour l’un ou l’autre camp, pour qui seul compte le profit et l’égoïsme.

Partant de cet esprit là, je propose une grève des traders, des sales et des structureurs. Je souhaiterais à mon tour dénoncer nos conditions de travail et défendre certains acquis. Pour être plus précis, nous allons calquer les revendications de nos amis les fonctionnaires afin qu’a l’instar de Blondel, nous ne nous laissions pas faire.

Je revendique la difficulté de nos conditions de travail. Nous sommes constamment soumis au stress. Stress émanant des situations chaotiques de nos stratégies, stress des marchés, stress de perdre du jour au lendemain notre boulot, stress du choix entre Breitling et Chopard, stress sur la route à 230 avec une 911 et stress du banquier pour notre compte en banque. C’est inadmissible. Je revendique donc une prime supplémentaire de précarité et les soins remboursés à 130% par les caisses publiques.

Concernant nos acquis sociaux, je souhaite lever nos boucliers contre la taxe sur les produits financiers. En effet, il est inadmissible que pour une institution ou un particulier, il est après impôt, après ISF, après CSG/CRDS (double imposition), impôt foncier, taxe pétrolier, TVA, fiscalité douteuse inhérente à une activité bancaire, imposition sur les primes, imposition sur le régime d’expat’ ou rajoute encore une taxe sur l’outil même d’enrichissement de la personne. C’est un peu taxer le lait, la bouteille de lait et la crémière pour se faire la vache. Pas étonnant que le monde de la finance fuit la France.


Je revendique aussi l’incorporation des jours de grève (RTG) comme pour la fonction publique. En effet, il est maintenant acquis que chaque fonctionnaire à dans son contrat de travail des jours de vacances, des RTT, une semaine à 29h (parfois 12h), des jours de récup’ quand il dépasse les 30h/semaine, la sécurité de l’emploi avec prime de charbon, prime de coiffure, prime de peinture rupestre, prime de fumée pas toute propre, prime d’amiante céphalique, prime de charrue, prime de pêche aux truites le mois d’août etc… .

Bref ces fameux RTG, que l’on doit au même titre que les RTT prendre avant la fin de l’année car non cumulable constitue pour moi une véritable avancé sociale. Ainsi cela permettrais de créer la semaine de grève obligatoire et même un jour férié, le jour de la fête de la grève (par exemple le 15 novembre). Si l’on calcul bien, un fonctionnaire ne devrait alors travailler que 75 jours par an, sans compter les arrêts maladie.

Je revendique surtout la nationalisation de toutes les banques françaises et mondiales afin de donner des cours de gestion à nos dirigeants qui ont certainement dû sucer pour avoir leurs diplômes.

Bon courage aux piétons et 4 roues en ce jour du 14 Novembre 2007.

samedi 10 novembre 2007

A Newton is Born...

A votre avis, que vous inspire cette photo??




La réponse paraît simple, ...



En tout cas, pour moi, cela prouve tout simplement que si Edward avait eu autant d'imagination que nos chirurgiens, nos mac', nos réalisateurs porno ou autre dégénérés du 21ème siècle, il n'aurait jamais prouvé la gravité universelle. C'est pas des poires mais faut pas nous prendre pour des pommes (qu'elle a jolie d'ailleurs!)

lundi 5 novembre 2007

The Martine' Show








Island Rescue

On prend une petite île, un petit morceau de paradis, perdu dans cette immensité qu’est la terre, on pose ses valises et l’on s’étend sur la plage. Le sable est si fin, fin par sa simplicité, fin par sa couleur ivoire, fin par son image de farniente. Le corps s’appui donc sur ce sol, las des tourments d’une vie professionnelle et éthique. Les yeux jouent avec le soleil, ardent et complice. Devant s’étend l’immensité d’eau au reflet scintillant et à la courbure infinie. Ce bleu, se mariant au loin avec le ciel, est la seule limite que l’on s’impose perdu sur cette île au milieu de nulle part.


La tête est maintenant reposée sur la silice brulante. Pas un nuage ne surprend la plénitude d’un horizon saphir. Les yeux se ferment, laissant filtrés la lumière ocre de l’astre et rendant orangé l’antichambre des songes. Une dernière fois, les images de la civilisation parcourent notre esprit mais plus rien ne semble si important. Être loin, au figuré comme au propre. Peu à peu, le matériel, l’obligation, la place de l’Homme et l’habitude se mêlent au divin, chassant la pluie et l’odeur de la ville.

Bientôt le ressac de la marée berce notre plénitude. Le soleil sur notre épiderme émet un son qui n’appartient qu’aux amoureux de l’oubli. La chaleur monte du cœur, parcours l’âme et relaxe la peau. Les mains cherchent alors une poignée de sable et la pensée s’envole. Ne reviennent au bout d’un moment que ces souvenirs ou le soleil fut moins présent. Reviennent aussi l’abandon de ses quinze ans et l’inévitable bilan d’une courte existence de 28ans.

Au loin, se réveillent les moments de doute, les interrogations et l’envie inébranlable de disparaître pour toujours de ces souvenirs. Nous n’avons pu les éviter, nous ne pourrons nous en défaire. L’Homme est il fait pour supporter sa vie finalement ? Quelle force et quelle vanité peut être le cerveau humain. Même perdu au fond de nulle part, l’homme reste prisonnier, de soi-même en dernier recours.

C’est le prix à payer, c’est l’Excalibure que nous avons retiré. Pour être roi de son royaume, pour être seigneur de son existence, il nous faut assumer chaque Dame du Lac, chaque joute et subir les blessures du temps. Alors l’exil sur cette île prend tout son sens. Par ce détachement extérieur, nous recherchons une paix intérieure. On se plaît à croire que rien n’est modifié, rien n’est taché depuis le moment ou nous l’avons vécu. C’est plus nos erreurs qui pèsent sur notre cœur que nos échecs.

Alors s’étend devant nous cette immensité bleue aux reflets chatoyants, ce soleil sur notre tête et cette liberté du temps. Nous sommes perdus sur cette île et nous ne rêvons pas forcément d’être retrouvé. Comme si le paradis n’existait que privé de la présence humaine.