jeudi 27 décembre 2007

My Friend Bayrou

Allez on continue dans la politique. Sur Bloomberg, ils ont eu l’audace (ou la bêtise), enfin en tout cas la bravitude de laisser parler le Neuneu. Je trouve qu’il porte si bien son surnon maintenant. Bref, Bayrou is back, Bayrou is on the way, Bayrou is aware. Bayrou est surtout le super casse-couille de la politique. En fait je l’aime bien. Il représente ce que la France produit de pire. Il est amusant, drôle, pas engagé, stupide, super-looser et sponsorisé par France-telecon (Orange). Mais pourquoi ? Pourquoi ne pas aimer Bayrou le killer du Bayou en bresse ? Pourquoi le trouver si stupide ? Oui pourquoi ? C’est un peu facile de critiquer sans savoir… Ok c’est vrai. Alors tentons de résumer.

Bayrou est donc un fils d’agriculteur. C’est plutôt un bon point, quelqu’un qui a dû grandir dans une ferme avec des principes strictes et une économie à la française (surtout dépense rien, mets tout dans un bas de laine au cas où les allemands reviennent). Pour preuve, il est agrégé de lettre à 20 ans et cela dénote une force de travail impressionnante. Il entre dans la politique progressivement et se démarque très tôt par son indépendance vis-à-vis des machines à gagner des élections (UMP/RPR ou DL etc…). Il passe par le ministère de l’éducation nationale et si mes souvenirs sont bons, c’était pas mal. Assez militant, il s’oppose par conviction et non par principe. Il refuse la Turquie, demande la constitution européenne. Il écrit des ouvrages, notamment une biographie d'Henri IV (pas mal) et le livre 'Le droit au sens'. Il élève des chevaux. En plus on est assez d’accord sur le retour de la monarchie en France (pas remettre un Roi, mais le fait qu’il y en a toujours eu un dans notre république).

Mais il y a un truc qui me chagrine. Avec tout ça, le « José Bové » monté avec un cerveau nous fait encore des propositions du genre « renforcement du service publique ». Il souligne juste avant le « Améliorer les performances de l’administration française ». Tout ça avec juste en dessous l’obligation de supprimer en 3ans le déficit de fonctionnement du budget de l’état. Bayrou vient de se catapulter dans l’univers des Teletubbies. Si je relis bien, c’est foutre à la porte 50% des fonctionnaires en 3ans (seul moyen de rendre « flat » le budget de la France à court-terme) tout en renforçant le domaine public ??? Quid ?

En plus il est favorable à la taxe carbone, et là ça m’enlève du boulot. Bon mais ce qu’il y a de plus grave, c’est qu’il parle sans cesse de social, social par ci, social par là. Faut arrêter, on n’a pas les moyens en France de faire du social. Pour faire du social, il faut que l’argent rentre en premier lieu dans les caisses de l’état, que celui-ci reste à l’équilibre par ses comptes. Il faut être agressif sur les marchés, compétitif et innovant. Pourquoi les salles de trading à Londres sont remplies à 70% par des français ? à votre avis ? Parce que l’argent est ailleurs et le rôle d’un politique aujourd’hui en France est de ramener cette argent. On fera du social quand on en aura les moyens. On est un pays qui peut faire énormément de fric mais on traîne des boulets que personne au monde n’a accepté. Et lui, au milieu de tout ça, virevolte pour ramasser le plus de voix.

Non décidemment monsieur Bayrou, on a du mal à se faire à l’idée que vous puissiez représenter la France dans le monde. Je le vois bien dire à Poutine « J’en parle à mes partenaires sociaux et je vous reviens ». Ne parlons plus de l’épisode Royale et de son refus de débat avec elle sous prétexte qu’il voulait en faire une diffusion nationale. Si Sarko a été élu, c’est plus parce qu’en face de lui il y avait une flippette, une microcéphale et un révisionniste à l’œil de verre.

The New French upper class

La France et sa politique. J’adore. C’est un peu un sujet qui n’a pas évolué depuis l’ancien régime. En gros, il y a les pas-contents et les jamais-contents. La France est un pays de mouton, ça nous le savons. Seul 8% de la population détient un savoir suffisant pour contrôler les 92% des autres complètements illettrés. Dans ces 8%, on retrouve ceux au pouvoir et ceux qui le voudrait à tout prix (6%) et la direction des syndicats et association loi dérivé 1901 (1%). Le 1% restant représente l’interventionnisme étranger.



C’est comme sous notre bonne vieille monarchie d’antan. La noblesse de robe qui fout rien, la noblesse d’épée qui se tue à la tâche, la bourgeoisie qui rêve de pouvoir (corporation et élite, les syndicats d’alors) comme le clergé parisien (ou versaillais). Le bon vieux clergé de campagne, logé à la même enseigne que le tiers-état qui se font royalement plumer et enfler par ceux qui les utilisent pour le pouvoir.

Ça c’était vers la fin du 18ème. On en est au 21ème. Ce qui est navrant c’est que la France n’a toujours pas évoluée. Quand je parle de la France, je parle de cette plèbe abrutie et vociférant, de ces 92% de honte et de cheveux teint en rouge chez Gisèle top’ coiffure au fin fond du Poitoux. Cette France qui n’a rien d’autre à foutre que de jalouser ce que son frère a, de rayer la nouvelle voiture de son voisin par principe, de détester l’argent et surtout ceux qui se sont tué à l’avoir, de croire que tout est un droit et que rien ne doit remettre en cause « son » gain et qui ne paye pas ses impôts de surcroît. Cette France, plouc de l’Europe entière et certainement du monde, qui a perdu en 40 ans ce qu’une histoire de plus de 2000ans à construit patiemment. Ce cadeau formidable qui fit de la France le pays de la délicatesse, lumière du monde.

Alors aujourd’hui on critique et on ne sait faire que cela. Je ne suis pas fondamentalement Kozy’s fan mais c’est assez affligeant de voire que les seules critiques qui fusent sur notre chef d’état est son train de vie et ses amourettes.

Qu’est ce qu’on en a à foutre de savoir qu’il prend des vacances sur le nil, qu’il couche avec Carla et qu’un de ses potes lui refile son jet privé ? Est ce que l’on se formalise lorsqu’un de vos amis vous prête sa R-19 pour aller faire ses courses au leclerc du coin ? Vous fait-on un procès parce que vous sortez avec Josiane la fille de la bouchère alors que vous tringliez la semaine précédente la fillette du boulanger ?

Et cette gauche, toujours plus caviar, qui ne fait qu’utiliser ce genre d’invective plutôt que de se reconstruire. A l’image des critiques acerbes à l’assemblée nationale contre Kouchner formulées par un Montebourg qui ferait mieux de retourner au lycée au vu de ses résultats déplorables en terme de répartie et son cerveau qui ne semble pas dépasser la taille d’une noix. Je me fous du parti politique, je me fous du personnage, pourvu que la France redevienne la lumière du monde et respecte les humains. Je hais ces syndicats qui se foutent de notre gueule et ne pense qu’à s’enrichir. Cette nouvelle aristocratie des pouilleux, cette aristocratie rouge qui ne se souvient pas que le communisme est mort après avoir assassiné 30 millions de personnes. Ces syndicats qui sont la honte de notre nation.

vendredi 21 décembre 2007

Taking about a revolution...

Comme une synthèse. Une force suprême, une entité si supérieure que l’on ose à peine la nommer. Elle produit en nous le doute, il y aurait alors une destiné, un chemin déjà tracé, des épreuves à l’avance imaginées et une fin programmée. Elle divise le monde sur son idéal, sa valeur et son simple nom. Est-ce la plus grande farce de ces 300 siècles d’existence humaine ou une évidence à laquelle nous sommes soumis ?


La soumission, un terme si peu humain. Comme un adolescent, donnez des interdis à l’humain et voyez à quel point il enjambe allègrement les barrières, pour son plaisir, pour sa satisfaction ou sa curiosité. Notre pomme tombée de l’arbre ne serait-elle en fait que ce péché humain d’aller voir au-delà, par méconnaissance ?


Finalement, le but ultime de ces entités n’est simplement que de faire le bien autour de soi. Enfin c’est ce qui est écrit dans tous les best-sellers que chacune à publié depuis Gutenberg. Si on enlève les passages écris (voir réécris) par les humains pour des raisons d’intérêt, d’argent, de propriété, de pouvoir, d’obscurantisme, d’égoïsme, de haine et de jalousie, le nouveau testament pourrait se résumer en une ligne, comme le coran et comme la torah.

Une simple phrase que le monde connaît par cœur, que chacun à prononcé au moins un millier de fois dans sa vie et que chaque maman du monde distille chaque matin à ses enfants avant l’école. Soit Bon.

Moi ça ne m’arrange pas trop cette phrase. J’aurais préféré « soit bon mais si tu trouves un straddle avec un bon vieux Delta/Vega te gênes pas » !

jeudi 13 décembre 2007

A path to Destiny

Chaque ombre provient d’une montagne. Chaque force a sa faiblesse. Chaque douleur est une cure et chaque voyage à son retour. Chaque vie est aléatoire, chaque sentiment définit l’humain, chaque souffle est un pari gagné. Il fait si froid ce matin, l’air est engourdie, les femmes emmitouflées et les dieux s’amusent de nos paresses hivernales. La lumière est déjà haute, les rues se gorgent de vapeur et le café laisse échapper un fumet d’encouragement.

Le CAC lui-même semble en hiver. Il promet, retombe, lutte et laisse sceptique les plus ambitieux. Pas un souffle de volatile n’accompagne le frileux passant, plus une feuille ne couvre la nudité de Green Park et ce matin la brume avait dans ses bras les pourtours de la Tames. Londres se prépare pour Noël et vivre un avent hors de France est toujours une fête. Ce qu’il manque à Londres, c’est Paris et ce qui manque à Paris, ce sont les Londoniens.

La City fait étalage de ses manteaux, encerclant la finance en ce matin de décembre. SouthWark prépare sa grande kermesse et la gelée a été remise à la cuisine. Il fait si beau aujourd’hui, ce petit soleil jouant avec la fraîcheur, ce charme d’un autre temps, cette plénitude de la nature. Knightbridge est en effervescence, l’Homme est au travail ne se souciant plus du miracle de son existence et de la chance de son unicité.

J’ai les mains recroquevillées dans mes gants, les yeux fermés par le froid et les joues au bord de la fusion. Mais je n’ai pas le choix, non pas celui de travailler ou de dépérir, non pas celui de vivre ou de mourir, mais simplement de m’arrêter sur Green Park et de constater que tout à un printemps, un été, une automne et surtout un hiver.