lundi 14 décembre 2009

No grass under ur shoes allowed


Ben j'avais pas d'inspiration ce matin (oui j'ai encore oublié mon train hier soir). Alors pour la peine, un peu de lecture...



 

 
@ toute,
Pete!

mercredi 9 décembre 2009

Chaud-chaud Chocolat…




Bon comme j’suis un peu au point mort sur le carbon ces derniers temps, ‘me suis amusé à regarder le sacro-saint cacao. C’est noël, alors croquer autre chose que du lindt/côte d’or et faites-vous un peu de pognasse pour payer la plaide en cachemire pour votre grand-mère. A vous de voir.

Pour résumer, jeudi dernier on a atteint un record à 2232£ la tonne à Londres. Depuis juin, hausse de 45%. Depuis deux ans, on est passé de moins de 900£ à 2232£ soit 150%. En gros, vous avez placé 1000€ le 08/12/2007, vous retirez aujourd’hui….  Voila pour les chiffres. La partie reloue. Maintenant, un peu de spéculation.

Durabilité du déficit


Déficit 2008/2009 de 28000t.
Prévision de déficit 2009/2010 de 38000t (Macquarie) :
Au fait, ce qu’on appel déficit c’est lorsque l’offre est inférieur à la demande (désolé pour les initiés). La côte d’ivoire (40% de la production mondiale !!) est toujours en situation suspecte. Les récoltes se passent entre octobre et mars. Il faudra suivre. La production à elle baissé de 13% sur l’exercice dernier (plus petite récolte depuis 14 ans). On risque donc une même sous-performance de la production cette année. Présence du swollen shoot (virus) décime les cultures depuis 2004 et pas de traitement significatifs. Il y a aussi la situation globale politique et les réformes de la filière : libéralisation des prix, taxation, corruption, fin des subventions, manque chronique d'investissement et de moyens alors même que les cacaoyers sont vieillissant, de moins en moins rentables et touchés par des maladies (manque d'engrais trop coûteux).

Sterling/Dollar


On a donc une chute de la production, quantité comme qualité. Couplé, nous avons l’effondrement du sterling et le repli du dol, les deux devises de cotation du cacao. Du coup, soutien des importateurs qui profitent du « bon marché » de ces devises. La conséquence est une demande renforcée. La spéculation, toujours très forte. L'euphorie sur les marchés actions et commos profite au cours du cacao. Il y a tellement d'argent disponible sur les marchés que les investisseurs misent massivement sur tout sous-jacent présentant de bons fondamentaux. Le cacao en fait parti. Et plus le cours monte, plus il attire de nouveaux investisseurs. Côté demande, elle croît habituellement à un rythme annuel de 2% / 3% l'an depuis des années, régulièrement. L'essentiel de la consommation étant occidentale.


Nature


Le phénomène climatique El Niño (qui assèche l'Asie et inonde l'Amérique du Sud) met en péril la production de l'Indonésie (troisième producteur mondial) de l'Equateur (septième producteur) et du Brésil, où les pluies torrentielles mettent en péril le cacao "haut de gamme".

Dernier point : la demande des pays asiatiques est en train d'émerger. Ce qui risque d'aggraver à terme la situation de déficit. La consommation indienne de cacao croît de 18% l'an ! Et puis la confiance du consommateur américain influe sur le cours du cacao…

Spéculation :

Le cours du cacao évolue depuis cet été dans un canal haussier dont l'oblique support a déjà été testé à trois reprises et qui semble solide. Techniquement, les projections me permettent de vous donner un objectif à moyen terme à 2,350£ (on parie ?). Objectif qui pourrait être atteint si les fondamentaux restent positifs. A commencer par les devises. Faites quand même gaffe à la corrélation (Les mouvements de capitaux spéculatifs sont très rapides. Ce qui peut entraîner des variations fortes et rapides sur un marché volatil et relativement étroit comme celui du cacao).

Reco : Stop à 2000£ (canal vers les 1800£), attendre le repli vers les 2150/2100£. Objectif 2350£
Xo.
Pete

lundi 7 décembre 2009

Reddish morning...


Un peu de silence. Une légère brise, pas si hivernale que ça, gonfle par intermittence les lourds rideaux de taffetas. Les yeux à demi ouverts, ils me semblent prendre vie. Puis se meurent à nouveau. Sans un mouvement. L’heure avancée de la matinée laisse ces soubresauts de tissus jouer avec la lumière. Les yeux se rendent. Ils acceptent enfin l’idée du réveil. L’attention est toujours sur ces rideaux. La douceur orangée de la chambre apaise la venue au monde matinale, cette punition des nuits de Babylone. L’esprit se détourne des rideaux et repart vagabonder, sur des pierres en Algérie, sur de l’acier New-yorkais, du sable de Grèce et de la grâce Londonienne. Mais c’est la chaleur Parisienne qui tient le plus à moi. Il faut se pencher pour sentir à nouveau son dos et se recroqueviller pour toucher son péché. Pas un bruit, pas un pas, pas une envie ou même une idée ne viendra perturber cette plénitude.


Le temps semble infini, s’écoulant sans se soucier des aiguilles d’une montre. La peau est encore tiède, salée ou sucrée. Serrer contre soi n’a pas d’odeur. L’âme s’échappe et les doigts s’engourdissent sous un oreiller qui n’est plus le sien. Ces moments sont voués à disparaître de ma mémoire. Être addictif implique l’éphémère. Ce silence que ne vient trahir que les respirations baigne la chambre d’éternité. Cet instant est si fragile, si délicat. Un simple geste déplacé peut, à l’image d’un nuage privant de rayon solaire, briser cet état de grâce. Il n’y a pas de faim, pas de peine, plus de désir mais un simple émerveillement. Juste se réveiller par un excès de douceur.


Egoïste, cette moiteur raffinée ressemble à de la jouvence. Quitter le lit et le charme se brisera. Quitter son rêve éveillé et la part adulte se réveillera. Abandonner le drap et le soleil reprendra sa course. Quitter le nid et de l’aimer tu cesseras. Alors l’esprit préfère se rappeler les cartons dans les rayons de bicyclette et les couettes tirées. Comme le sable de Sicile, l’acier de Berlin, les pierres de Téhéran et la grâce de Moscou. Mais c’est toujours les bras Parisiens qui tiennent le plus à moi.


Les rideaux ont cessés de jouer avec le vent. Le silence a quitté la chambre, emportant les rayons de soleil et la grâce de ce matin, tuant l’enfant et ressuscitant l’adulte. Le seul moment ou l’homme est un enfant. Tout ça pour un café.