mercredi 30 avril 2008

For a few days later...

Il y a des jours ou tout devrait être en 8. J’ai dis 8 et non 7, ou 9. De tout temps, le chiffre 8 fut un accomplissement, un signe de force et de sagesse, une équité sociale et un potentiel élitiste. Le chiffre 8 a un symbolisme pluriel. C’est un peu le soleil d'en haut qui se reflète en bas. C’est aussi la clef d’Hermès pour les helléniques convaincus. Bref, pour intro, sachez simplement que le chiffre 8 est la lumière qui se réverbère et son expression est l’infinie. De plus, le chiffre 8 est le H, huitième lettre de l’alphabet. Tout est en un et un est tout. L'un nait par l'autre, le père par le fils, l'homme par Dieu et Dieu par l'homme. Ainsi en est-il du chiffre 8.


A contrario, le chiffre 7 est une plaie. Commençons par sa symbolique. Le 7, c’est la plaie. Chacun connaît les 10 plaies d’Egypte mais en fait, il y en eu que 7. Chacun sait que celle racontant les mouches et taons en grand nombre sont fort courant dans cette région ainsi que les ulcères et les sauterelles. Donc il y en eu bien que 7. C’est aussi le chiffre honteux des péchés capitaux ou pire encore, 14 ans (soit 7x2) est l’apparition des menstruations et comble de malchance, les faces opposées et additionnées d’un dé font toujours 7, inverse donc de la chance.


L’un est plénitude, l’autre symbolise le chaos. Au-delà de l’affreuse réalité d’une naissance le 7 d’un mois quelconque, c’est aussi refuser à un enfant toutes ces chances que peux offrir la perfection d’un 8. Ne parle-t-on pas des 8 merveilles du monde maintenant qu’aux 7 premières on y inclue la Porsche 911 Targa de 1993 ? Naître le 7 est une plaie. On est plus mal luné le 7 et mes recherches ont prouvées que le mois de Mai 2008, le 7 présente une nuit de face cachée de la lune. Elément extrêmement rare en astrophysique alors que le lendemain, le soleil brillera de ses feux pour réchauffer les joues du futur prodige.


8 vaut mieux qu’un 7. C’est idiot, mais je préférais avoir 8 en maths que 7, 8 chances sur dix de sortir avec la bimbo de la classe plutôt que 7, le 806 familial (encore un signe) n’est pas un 706 (d’ailleurs inexistant) et chez les chinois, le 7 est signe de prédisposition à la violence conjugale. Vous me direz, 7 correspond aux 7 jours de la semaine, aux 7 planètes, aux 7 sphères ou degré célestes, aux 7 pétales de la rose, aux 7 têtes du naja d’Angkor. Mais c’est aussi les 7 étapes du sacrificiel du chamanisme. En gros, que des trucs prévisibles et bien encadré. Aucune liberté, aucune imagination, que du terre à terre et aucune imagination. Et puis pour le coup des roses, c’est trop cliché. Et puis quelle couleur les roses ?…


Et puis, au-delà de toute interprétation, ne vaut-il mieux pas souhaiter 8 fois longue vie à ce trésor que 7 fois ? Naître le 8 au lieu du 7, c’est un gage de patience. La vie est courte, un jour de plus au chaud fortifiera son esprit.

Sache simplement Pau, qu’il naisse le 7 ou le 8, lui seul donnera noblesse à ce jour. Mais ça serait bien le 8, pour notre ego !

jeudi 24 avril 2008

Peanuts for plebeians

Qui a dit que la bourse n’est pas humaine. Qui ose prétendre encore que si l’EU est enrhumée, c’est parce qu’elle a pris de plein fouet les glavios d’oncle sam. Qui prétend que le monde est une unité, une seule et simple entité ? Si le monde de la finance de marché est en happening aujourd’hui, est-ce simplement dû à la bêtise d’un trader ou plutôt à l’effet cumulé de la stupidité du petit épargnant et l’inintelligence des pouvoirs publics? Toutes ces questions, peu de réponses et de grande vérité…

Commençons par briser des idées reçues.

Les Etats-Unis vivent à crédit. Pas besoin de sortir de l’X pour le savoir. Par contre, pour le comprendre, c’est un peu plus délicat. Chacun soutiendra qu’un crédit, c’est un prêt contre un intérêt. TF1, chaîne hautement intellectuelle en matière de finance de marché (et d’ailleurs sur un paquet de domaine) a largement débattu sur ce postulat. Je pense que le minimum QI français est aussi capable d’intégrer la gestion des taux fixes ou variables. La crise des subprimes n’est rien d’autre qu’une correction légitime sur le mode de vie des Yankees. Rien à voir avec le « capitalisme sauvage » si cher aux syndicats non-non*.

Gestion des SubPrimes :

Le système bancaire de détail des USA est simple. On donne ce que l’on n’a pas à un prix déterminé. L’intérêt est de vivre en remboursant. C’est un système viable lorsque l’économie est florissante puisque cela inclue l’investissement aux particuliers. Inutile de faire un dessin pour le point de vue bancaire, dès qu’il y a prêt, il y a intérêt. C’est donner 100 pour obtenir 120. Mais le système s’emballe si tout d’un coup, 300 millions de projets d’investissement se casse la tronche simultanément. Les USA ne deviennent plus solvables, le Japon cesse alors de prendre les OAT du trésor Américains et les banques s’entre-déchirent pour résoudre leur liquidité disparue. D’où le prêt interbancaire, régulé par le taux directeur de la FED, qui ne cesse de se péter la tronche.

Cela implique une perte de valeur du dollar, perte de confiance des investisseurs mais relance de l’exportation américaine. C’est là ou la stupidité intervient. On peut comprendre que le plouc lambda du YorkShire prend peur pour ses 10 sterling placés sur un junk et décide de les retirer. Mais ce qui est plus important, c’est l’action des gouvernements. Deux solutions s’offre à eux. Ou ils s’en mêlent et assomment à coup de re-capitalisation la crise naissante, ou ils font l’autruche et laissent le libéralisme des marchés se réguler avec un risque de crise larvée.

Si les gouvernements prennent la main, ils doivent se concentrer sur deux actions : La désinformation et la somme à réinjectée dans le marché en crise. Si l’on prend comme exemple un marché alimentaire du fin fond de la drôme, si tous les petzouilles ne peuvent apporter ou préfèrent aller sur un autre marché (à trifouilli les oies par exemple), il n’y a plus que des vendeurs et aucuns acheteurs de poulet Loué 100% nature. L’état doit donc réinjecté du pognon pour redonner confiance aux acheteurs/spéculateurs et apporté de la liquidité. C’est un peu plus compliqué dans la réalité mais le principe est toujours le même. Il faut des vendeurs, des acheteurs et quelqu’un qui distribue de l’argent à chacun.

Qu’a fait le gouvernement des USA : il réinjecte 140 milliards de $ pour « étouffer » dans l’œuf cette crise sous forme de chèque vacances. L’effet est inverse. Il aurait fallu débloquer bien plus du double sous forme d’alimentation du système monétaire. L’action de l’équipe Bush n’a fait que confirmer aux investisseurs que c’était la merde, alors encore simple rumeur. Du coup, tout le monde était sur que le four était thermostat 8 et les carottes étaient déjà trop cuites. Contre toute attente, il aurait donc été plus clairvoyant de soutenir les banques plutôt que les particuliers. Je parle des banques, parce que lorsque les particuliers sont à la rue pour rembourser leur prêt, ce sont les banques qui trinquent en premier. La Northern Rock fut la première. Aider une banque, c’est aider à surmonter son risque mais aussi sauver les N% de client solvables. En gros, éviter de faire trinquer la banque, donc les autres clients, les entreprises affiliées, le système monétaire et l’économie à cause d’un fruit pourrie. Il sera toujours temps plus tard de procéder aux remboursements.

L’économie de marché, c’est une économie humaine. Comme notre race, elle est dépendante de nos forces et de nos faiblesses. En gros, nous sommes au 21ème siècle et si un gros débile cri « au loup », c’est toujours le même effet que dans le village d’antan, tout le monde se tire en emportant ce qu’il a de plus précieux. Ici, on parle d’argent et plus du sac de sucre planqué dans son framboisier du 15ème siècle. Dans ce même sillage, dite « je donne 140 milliards de $ aux ploucs américains pour qu’ils puissent payer leurs traites », cela veut dire dans une salle de marché : « le loup est dans le lit de la bergère et tire toi rapide avec la voisine encore vierge ».

Il y a un autre moyen. Moins chère à court terme. Mentir. Cela passe par de la désinformation. Prenons alors comme exemple la SG et l’ « affaire Kerviel ».

Premièrement, Jérôme Kerviel est un middle officer. Il le restera. Je veux dire par là qu’il fut toute sa vie à la recherche de reconnaissance. Dans le système BFI, être au middle office, c’est approcher les « étoiles » du front office et se dégager de la bouse du back office. En gros, il fait certainement parti de ces gens pour qui le front office est un saint graal et être au middle office, c’est un peu comme être 4ème, donc pas sur le podium. Un middle officer est un exécutant qui a une intelligence suffisante pour faire du contrôle. Ne pas lui demander plus. Je ne parle même pas du back office, c’est insultant. Lors de sa « promotion » sans aucun doute méritée, Jérôme intègre à la SGCIB le Fo sur le « Delta One » (je crois, si mes souvenirs sont exactes, que c’est la salle du 6ème… à vérif. !). Bref, cool pour lui si c’est son but de la life. Il gagne peanuts comparé aux autres « stars », normal puisqu’il doit faire ses preuves. Au fait, des stars s’il y en a. Perso, j’en ai pas vu une seule, pour moi ce sont les structurer qui font la force de la SGCIB et pas les vendeurs de vol.

Il est chargé alors, pour être simple, de prendre des poses (proposer des valeurs sur un marché spécifique) et de « risquer » en tout prêt de la valeur même de la SG à l’époque (en cumulant sur ses années de trading). Son activité implique non seulement un contrôle indépendant des différents services Securities de la SG, des middle office, du risk management mais aussi des appels de marges aux chambres de compensation, des organisateurs marché (l’Eurex pour son dernier coup). Bref une batterie de monde, et pas seulement de la SG. Il réalise de belle performance dans un premier temps (l’argent appel l’argent) et la SG ferme sa gueule, comme par hasard. Puis il se plante, comme nous tous au moins une fois dans la vie d’une salle de marché. Et là c’est le drame.

La SG réagit comme elle doit le faire. Elle cache ses poses, profite de la fermeture des marchés US et déboucle tranquilou des poses « gigantesques ». Cela veut dire qu’elle sait déjà et depuis pas mal de temps les difficultés de son trading. Elle a tout prévu et c’est remarquablement bien joué. La suite, on la connaît. Elle met tout sur le dos du breton (désormais tous les bretons sont interdis de salle de marché) afin de rassurer la place financière, signe une recapitalisation avec JP Morgan et la Stanley. En effet, le bureau d'analyse de Lehman Brothers s'attend à ce que BNP Paribas lance une OPA à 83 euros d'ici à la fin du premier semestre 2008. Elle se pose en victime. Je pense qu’elle passe surtout un accord avec le Kerviel pour qu’il se taise. C’est lucratif pour tous. Aujourd’hui, il est « libre » alors qu’il est accusé de la perte de 4,9MM€. La SG est sauvé. Du moins pardonné pour le grand public. Bouton par contre, devra partir avec un parachute de platine, pour avoir sauvé la SG. Je ne plains pas Kerviel, il est gagnant. Il écrira un bouquin comme un bon vieux middle officer, vendra ses droits à Spielberg et fera des conf à l’ESSEC. Il sera juste honteux pour lui de venir en salle et il risque d’être applaudi sur sa capacité à perdre autant par mon desk. We Love Kerviel. Il faut des cons comme lui pour qu’on se fasse du fric. Merci Kervinou !

Jesus Loves Kerviel !

*Les syndicats non-non : Les syndicats non-non sont l’exception culturelle française en terme de représentation des travailleurs. Le principe est simple, dire non de toute façon, réfléchir ensuite avec leur capacité intellectuelle (!) et finalement descendre dans la rue tous les jeudis se faire un barbeuk entre cul-terreux. On leur doit notamment : La privatisation d’EDF, de GDF, la proposition du retour au charbon, le nivellement par le bas des salaires du privé, la destruction de locaux chez Michelin, la dégringolade d’EADS en 2006 ou encore la crucifixion des réformes depuis 30 ans (de gauche comme de droite), propulsant la France au rang de bouseux du monde.